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Persönykoné, Persönlely !

De constats sociétaux en série de questions informulées le citoyen Lambda, regardant le monde qui l’entoure se doit de s’interroger en termes simples et courant. Chercherons-nous nous des réponses aux équations qui nous concernent et, nous focalisant sur l’étude de tel ou tel thème, sommes-nous libres acteurs de notre société ?

Quoiqu’il en soit, une autre réponse à la question pourrait être : s’il n’y a rien, et bien il nous reste la télé à qui, acteurs passifs quoiqu’on en dise, nous offrons volontiers une obole non négligeable en remerciement du remplissage de la vacuité du temps qui passe et de la paix sociale qu’elle apporte...
... mais ce serait bien dommage d’en arriver à cette conclusion.
Jurgen Izltot, Tournai, 2007

Belgiques Mères Chéries
Article mis en ligne le 30 avril 2013
dernière modification le 13 août 2013

par Jurgen Izltot
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dara : Oho Belgiques, oho mèèèères chériiies...
Date 21/07/07 | Catégorie : Humour/Détente

Francophones, mes frères, je vous propose un petit voyage en Absurdie, et j’espère que ce bijou littéraire sera publié avant le 21 juillet, (fête nationale) ou avant le 26 septembre (fête de la communauté francophone de Belgiques).

Introduction

Il va de soi que ceux qui liront les posts initiés par Cyberalx dans l’Absurdus Virtuelum Encyclopediae (œuvre commune à venir dans ces pages) auront constaté l’indubitable inoubliable et, oserais-je dire, majeur apport de Philippe Geluck, formé sur le tas et en faveur de la circonstance à cet humour belge si particulier en l’équipe de Jacques Mercier dans le "Jeu des dictionnaires" (tous les jours de 17 à 17 heures 50 sur la Première (radio francophone belge) sauf les jours fériés divers, indisponibilité de l’animateur pour crise de foie due à l’excès de chocolat, et autres périodes de vacances scolaires.)... et pour tout dire défunte.

Il va de soi que cet humour, dont les Français disent avec une ironie péteuse teintée de jalousie qu’il est surréaliste, le monde entier nous l’envie.
Mais quoi, surréaliste ?
Caisse à dire ?
Boîte en carton ou carton de bière ?
Que sais-je ?

Aussi ne me prêterais-je à ce petit jeu que si vous avez un voisin, un copain ou une copine belge, ou le frère du cousin de la voisine de votre concierge belgo-portugaise (toutes les concierges sont portugaises en France, c’est bien connu, alors qu’au Québec (vive le Québec libre !) il n’y a pas de concierge il n’y a que des caribous).

Or donc voici j’ouvre ma farde à la page :

Gouvernement

Assemblée ayant le pouvoir de régner sur un pays

Cette assemblée est restreinte, quant au nombre, de personnalités connues et reconnues, dans la rue, le plus souvent, à la télévision parfois, pour leur absence de compétences. Cette absence quasi totale de compétences techniques précises, frisant la vacuité cosmique, les rend par-là même interchangeables quant aux postes à pourvoir.

Gouvernements Belges

Formation

Un gouvernement est constitué d’un premier ministre, désigné successivement par un informateur, puis un conseiller conjugal, puis un formateur qui fera rapport au roi en faveur dudit formateur, et lequel roi dans sa grande sagesse et l’immensité de son pouvoir discrétionnaire nommera ledit premier ministre les yeux fermés et sans discuter, sauf certificat médical ou mot de sa maman ou mise en impossibilité de régner pendant 24 heures (véridique).

Le roi, quant à lui, (pour le moment, ce ne pourrait être une femme, et au train où va le monde, ma bonne dame, ça risque de nous changer, une femme roi) le roi, disais-je est nommé à vie, par son père, ou son oncle (principe du chromosome sauteur), ce qui simplifie considérablement ce qui suit :

Cette cascade de (dé)nominateurs est éclairée par le jeu (obligatoire sous peine d’amende en Belgiques) des élections où tous les partis en lice gagnent et font la fête le soir des élections.

Fonctionnement

Le premier ministre peut ensuite se choisir des potes, nommés ministres.
Lesdits potes sont recrutés en fonction de trois grands critères : couleur politique, couleur linguistique, couleur de peau ou grandeur du sexe, c’est selon (résultat et bien que l’affirmation suivante tende à ne plus être tout à fait vraie, on n’a jamais vu de ministre mâle noir parlant swahili en Belgiques). Le grand jeu du premier ministre est de faire un melting-pot dans tout ça pour ne vexer personne eu égard au résultat des élections susnommées et d’un certain nombre de lois non écrites appelées "tradition belge".
S’il y arrive, il peut payer une drache aux autres suckeleirs.

Un ministre s’entoure de 20 conseillers dont deux secrétaires de cabinet. Chaque conseiller s’entoure de 350 auxiliaires à des grades divers lesquels subissent chacun l’arriéré des nominations (politiques) de 4 200 fonctionnaires, experts et autres consultants.
Mais quand un accord est trop difficile à prendre, tous les ministres ne sont pas conviés à boire une pintje. On constitue alors un Kern, ou cabinet restreint.

Structures

Les Belgiques possèdent :

  • un gouvernement fédéral situé à Bruxelles
  • un flamand gouvernement situé à Bruxelles
  • un gouvernement régional Wallon peut-être situé à Namur
  • un gouvernement culturo-linguistique de la communauté francophone situé je ne sais pas bien où
  • un gouvernement régional bruxellois situé à... B....ruxelles (bravo : il y en a deux qui suivent !)
  • un gouvernement germanophone dont personne n’entend jamais parler et dont je suppose qu’il se cache à Eupen.
  • 9, non : 10 gouvernements provinciaux (chefs-lieux, voir Wikipédia)
  • un nombre indéterminé de communes dont le premier ministre s’appelle mayeur ou bourgmestre (lire "bourguemestre") et dont les ministres s’appellent des échevins.

Cette liste, à peu près exacte, n’étant en aucune façon le reflet d’une répartition hiérarchique des compétences verticales ou horizontales.

Le gouvernement fédéral des Belgiques est renouvelé tous les quatre ans (je crois, mais j’avoue avoir perdu le compte, vous aurez compris pourquoi) et met trois ans et demi à être constitué.

Je n’ai jamais su comment étaient constitués les autres divers gouvernements, sauf pour le stade communal, où le principe est que la personne ayant le plus de voix dans la liste du parti ayant rassemblé le plus de suffrages (à dire cinq fois très vite) devient mayeur. Je n’ai jamais compris non plus en quoi la tessiture ou la capacité vocalo-pulmonaire d’une personne pouvait être un gage de bonne conscience politique, mais vous avouerez, après ce rapide survol du système politique belge, que si c’est la seule chose qui m’échappe, je m’en sors plutôt bien.

Conclusions

Très curieusement, cette complexité toute apparente fait des Belgiques l’un des pays les plus stables au monde depuis plus de 150 ans et explique sans doute l’origine et l’originalité de notre humour : quand on ne sait plus pleurer, on n’a plus qu’à rire.

Enfin et pour rebondir sur l’actualité, d’aucuns disent (des mauvaises langues, c’est sûr) que c’est après un cours de ce genre-ci chez l’un de ses amis industriel belge que Nicolas Ier, épaté, a décidé de sa politique dite d’ouverture, tant il est vrai que la traduction française de roi est "président", ainsi va l’Europe.

Le prochain épisode traitera de l’appareil législatif belge, de son autorité (nul Belge n’est censé ignorer la loi), et ça risque d’être coton, préparez mouchoirs et Tranxènes.

Lien externes

Do you want to know more about Belgium ?

P.S. :

Cette nouvelle vient de Oniris
http://www.oniris.be


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